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L'enfance ne finit pas.


C'est un chauffeur routier allemand qui nous fit connaître ça, à l'âge de treize ans. Rien de sexuel, rassurez-vous. Quoi que. Nous n'avons jamais oublié son regard, à lui, devant la deuxième chaîne de télévision publique et - en l'espèce - son idole féminine du jour. Il se caressait le biceps gauche, alors, d'étrange et tremblotante façon. Ses poils saillaient. Son oeil mouillait. Et quant au nôtre, il errait, curieux et troublé, de lui à Pat Benatar, dessus l'écran jaunâtre. C'est de là, sans doute, et puis de quelques occasions semblables, que naquit en nous ce sentiment précis, suivant lequel tout n'est pas complètement perdu dès ce monde : que cette vieille histoire de l'idéologie ne faisant que refléter la substance d'intégrales misères ne peut tenir la route. L'idéologie - comme cristallisation réelle - contient, à l'évidence, son contraire en excès très utile. Cela peut aller vite, c'est vrai : être très furtif et subtil. Mais rien, aussi, que de très facile et très doux. Car comment refuser la beauté qui s'ignore juste encore de nom : la beauté possible ?

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